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| On achève bien les grenouilles | |||||||
L'excellent
Pascal
Dessaint signe un thriller écolo
et prouve qu'à l'ombre des secrets, l'homme est toujours un loup pour
l'homme, mais surtout pour les singes, les oiseaux et les grenouilles. |
Jérômine est découverte étranglée dans son appartement. Dans son œsophage, on retrouve sept petits bouts de métal et sept grains de riz. Ajoutons une sorte de conspiration du silence – Alain, frère de Jérômine et écrivain à succès, est censé avoir disparu en mer, mais certains membres du groupe le savent en vie –, une liaison –celle de Jérômine avec Simon (fou d'elle et pas qu'un p(n)eu) -, une affaire de pognon et surtout une opération sauvetage de batraciens qui tourne au drame et on aura une idée plus précise du puzzle que devra s'efforcer de résoudre Félix Dutrey, flic toulousain. Récit éclaté (différents lieus, flash-back) et surtout conduit à quatre voix – celles de Marthe, Suzanne, Bonobo et Félix – Mourir n'est peut-être pas la pire des choses prend son temps, comme l'amateur d'oiseaux majestueux prend le sien pour les admirer (Pascal Dessaint est depuis près de 30 ans passionné par les oiseaux), avant de s'offrir un final de feu. L'auteur de La vie n'est pas une punition ou de Du bruit sous le silence (dont on recroise quelques protagonistes) signe là un thriller écolo qui n'est pas franchement un traité d'optimisme. Engagé, enragé, "tenant" parfaitement ses personnages, l'écrivain toulousain évoque le destin de cette planète, la nôtre, où les espèces disparaissent (les animaux, les plantes trinquent, mais le tour de l'homme viendra), rongées par le cancer infernal de la modernité, du profit maximum. Bref, les carottes, transgéniques, sont cuites. PBu
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Mourir n'est peut-être pas la pire des choses, Pascal Dessaint, Rivages/Thriller |
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