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Matrix Reloaded
Film de science fiction
réalisé par
Larry et Andy Wachowski
2002
Avec Keanu Reeves,
Laurence Fishburne,
Carrie-Anne Moss
Durée: 2 h 18 |
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Très faible dans
sa première partie, meilleur ensuite, Matrix Reloaded,
est un curieux objet. Une moitié de film qu'on réévaluera
peut-être après la vision, en novembre, de Matrix Revolutions,
dernier volet de la trilogie des frères
Wachowski.
izarre
autant qu'étrange l'impression laissée par ce Matrix
2 dit Reloaded. Un film-fondue, moitié-moitié,
avec des fils, quelques grumeaux et un peu trop d'ail pour qu'on veuille
l'embrasser franchement. Moins de pressions (la Matrice "contaminant"
de plus en plus de spectateurs, le succès de la série est
plus qu'assuré), plus de moyens (la montagne de dollars amassés
est, elle aussi, hors norme), on pensait pourtant que les frères
Wachowski allaient mettre le feu, nous en balancer plein les mirettes.
Résultat: Neo, Trinity, Morpheus et compagnie font leur possible
pour sauver la cité Zion menacée par les Machines, mais après
une heure d'une mise en place laborieuse et longuette - émaillée
de combats mou du genou (rappelant de manière trop marquée
l'univers d'un jeu vidéo), la "luxation prolongée de
la rétine" (dixit Libé) ne nous guette pas!
Dans ce deuxième épisode d'une saga
qui n'a pas mis long pour devenir sinon un mythe (les gens sont toujours
prompts à dégainer l'emphase) du moins un véritable
phénomène, il faut attendre, ironie du sort, la surprenante
et très jouissive intervention d'un frenchie, Lambert Wilson (formidable
en dandy pervers qui jure - et de quelle manière - en français
dans le texte) et d'une Italienne, Monica Bellucci, (sous employée),
pour que le film s'emballe et passe à l'action, notamment dans la
longue scène de l'autoroute, morceau de bravoure d'un demi-film
(pour le "A suivre", rendez-vous en novembre) qui, entre casse-tête
philosophiques, métaphores informatiques et castagnes aériennes
avec ralentis matrixiens, ne convainc qu'à moitié.
Jamais deux sans trois
Certes l'inventivité visuelle et la qualité
des effets numériques, même si la baffe du premier Matrix
est digérée, sans parler d'un certain esprit rebelle (moins
marqué que dans le premier épisode) font de ce Reloaded
un film américain au-dessus du lot (pardon à l'œuvre
intégrale de Steven Seagal…), mais le virus - nonobstant la
multiplication des agents Smith – fait moins de ravages que prévu.
Voilà où nous en somme en attendant
Neo 3 et surtout la sortie d'un coffret DVD qui permettra de se faire une
opinion définitive sur la trilogie.
Pascal Busset

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