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Père et fils
Comédie familiale douce-amère réalisée par
Michel Boujenah
2002
Avec Philippe Noiret,
Charles Berling, Pascal Elbé,
Bruno Putzulu,
Geneviève Brouillette.
Durée: 1 h 37
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Un père ment sur
son état de santé pour que ses trois fils, brouillés
à mort, acceptent de faire un "dernier" voyage au Québec.
Pour son premier film derrière la caméra, Michel Boujenah
a eu raison de s'appuyer sur Noiret, Berling, Putzulu et Elbé. Un
carré d'as qui fait de Père et fils un film agréable.
Sans plus.
est
drôle à dire, mais on aurait aimé mieux l'aimer ce
premier film de Michel Boujenah, personnage, acteur et show-man attachant.
Car sans être ni déplaisant ni raté, son Père
et fils manque de certains ingrédients pour en relever le plat.
L'entrée est pourtant savoureuse avec ce
repas d'anniversaire ou la petite famille de Léo ne se fait pas
de cadeaux. Mais le vieux et roublard Léo (Philippe Noiret) a plus
d'un tour dans son sac; comme sa petite fête n'a pas réussi
à rassembler plus de cinq minutes ses trois fils, il décide,
après un léger malaise qui l'a conduit à l'hôpital,
de se doter d'un état de santé chancelant et d'inventer une
opération gravissime et imminente. Le résultat sera à
la hauteur de son mensonge.
Voilà donc la tribu en partance pour le Québec,
pour un "dernier" voyage que Léo espère réparateur,
non au niveau de sa santé mais des relations entre Simon, Max et
David, lesquelles sont depuis quelques années plutôt haineuses…
Question de caractères et de situations professionnelles. Ainsi
David (Charles Berling), patron stressé, hautain, a viré
Max (Bruno Putzulu), aujourd'hui chômeur accro aux petits jeux sado-maso
qu'il concocte avec son épouse, et méprise Simon (Pascal
Elbé, par ailleurs co-scénariste), un ado attardé
fumeur de joints et gaffeur. Forcément d'incidents en accident,
de séjour en prison en travaux à la ferme, la situation va
évoluer jusqu'à entrevoir des lendemains aussi chantants
que l'accent du cru.
Film à la mise en scène très
impersonnelle, Père et fils ne convainc qu'à moitié.
Trop de platitudes mélodramatiques, de clichés qui, à
force de se vouloir drôles, se crashent dans le risible, pas assez
de mots d'auteurs subtils ou propres à déclencher le rire,
pas mal de longueurs… C'est finalement quand Boujenah sort des sentiers
battus que le film accroche. La virée nocturne de Léo et
de Simon en compagnie d'un veuf représentant en farces et attrapes
ou la première journée chez la guérisseuse sont ainsi
d'excellents moments d'un road-movie générationnel qui, au
final, reste agréable grâce surtout à ses acteurs.
Charles Berling (parfait), Bruno Putzulu (idem) et Pascal Elbé (vraie
révélation) forment un tiercé gagnant. Ce qui ne déplaît
pas à Monsieur Noiret (extra en père bobard), grand amateur
de chevaux.
Pascal Busset

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