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Mordez à l'hameçon!
DVDVrai choc, L'île, film coréen idylliquement insoutenable, sort en duopack avec Pepermint Candy, autre film coréen étrange et beau. Merci qui? Merci l'indispensable Jean-Pierre Dionnet qui dirige la nouvelle collection Asian Cinema de Studio Canal.

abanes de pêcheurs et été indien: le coin, paradisiaque, fait penser au Canada. Pourtant cet îlot-là est coréen. Et le paradis plutôt du genre perverti. L'âme du lieu, la troublante Hee-jin vend de la nourriture, des boissons et parfois son corps aux pêcheurs de passage. Un jour, elle fait la connaissance de Hyun-shik qui vient de tuer sa femme…

  DVDContenu:
Deux films donc pour le prix d'un (ce qui, au-delà de la qualité intrinsèque des deux longs métrages, n'est pas vraiment négligeable), chacun présenté, comme il se doit, par sieur Dionnet. Les bonnes choses allant ici par deux, les réalisateurs, Kim Ki-Duk pour L'île et Lee Chang-Dong pour Peppermint Candy, ont droit à leur interview. A noter encore le making of de L'île et l'interview de l'acteur principal (dont la vie à l'écran est relatée en flash-back) de Peppermint Candy.
 

DVDNotre avis:
Parent pauvre du cinéma asiatique, surtout représenté sous nos latitudes par les productions chinoises et japonaises, le cinéma coréen compense la quantité par la qualité. Ainsi après JSA (beau film découvert récemment en DVD), voici donc (enfin!) L'île, oeuvre qui depuis une séance parisienne voilà trois ans (comme les autres films coréens cités ici, L'île n'était pas sorti en Suisse), hante périodiquement la mémoire, pour la scène dite des hameçons (à côté Audition, c'est, presque, L'île aux enfants!), pour son travail sur l'eau, élément oppressant par excellence, pour ses images à la beauté terrifiante, pour sa fin, superbe. Heureux ceux qui vont accoster sur cette île!

Pascal Busset

  DVD La galette:
L'île + Peppermint Candy
Ed. Studio Canal
Dolby Digital 5.1
v-o coréenne
sous-titrée en français
Format image: 1:85
       
Et aussi...
A extraordinaire, ordinaire et demi
La mécanique du pire et… du rire

La ligue des gentlemen extraordinaires
De Stephen Norrington
Ed. 20th Century Fox

Destination finale 2
De David R. Ellis
Ed. Metropolitan

i From Hell avait bénéficié d'une adaptation stylée et réussie, La ligue des gentlemen extraordinaires, autre BD d'Alan Moore, n'a pas – et de loin – connu le même sort. Plombée par une surenchère d'effets numériques au grotesque achevé, la Ligue de Norrington (sur l'affiche, il n'a même pas droit à son nom mais simplement à la mention "du metteur en scène de Blade", excluant de facto le film de la catégorie "auteur"…) n'évolue pas en Champions's Ligue ni même en série B. Pourtant en convoquant quelques (super)héros de la littérature du XIXème siècle – Allan Quatermain, Docteur Jekyll (et son double monstrueux Mister Hyde), Mina Harker, L'homme invisible, le capitaine Nemo… -, il y avait là de quoi faire mieux que ce blockbuster soporifique. Et comme les bonus ne sonnent pas le réveil, on oubliera vite cette daube ordinaire menée par Sean Connery (il était au moins coquet le cachet?) dont on sauvera la silhouette avenante de Peta Wilson et la "Nemomobile".

PBu

près un bref rappel de l'épisode numéro 1 – le crash du vol 180 et ses "miraculés", rattrapés les uns après les autres par la Grande Faucheuse -, Destination finale 2 – même scénario, un carambolage routier (à couper le souffle) remplaçant l'accident d'avion - peut s'adonner à son passe-temps favori: concocter des mises à mort plus tarabiscotées les unes que les autres (merci les effets spéciaux, remarquables!). La Mort est une grande farceuse et les scénaristes de joyeux drilles shootés à l'humour noir. Résultat, un film grand-guignolesque – ce qui ne veut pas dire réalisé par dessus la jambe, au contraire - qui a l'avantage d'être comique volontairement (ce qui nous change des parodies à 2 balles et des films grotesques où l'on finit par rire… de dépit, d'exaspération). Le DVD, irréprochable sur le plan technique et juste dans la moyenne en ce qui concerne les bonus, a donc tout de la valeur sûre pour soirée - bières - entre potes qui n'ont pas laissé leurs zygomatiques au vestiaire.

PBu

     

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